Petites nouvelles des Jardins de Tessa, 12 et 14 juin 2007

C’est une autre bonne semaine qui vient de s’écouler. Un peu de broue dans l’toupet, c’est sûr, avec les premières livraisons d’été et tout le branle-bas que ça implique, mais on y arrive!
Le solstice d’été approche: l’ail commence à sortir sa hampe florale, les patates pointent déjà leurs premières feuilles hors de terre, les bébés-légumes transplantés au cours des dernières semaines ont bien repris... Nous nous mettons à la transplantation en pleine terre des bébés choux, qui passeront toute la belle saison au champ et seront récoltés parmi les derniers, à la toute fin, beaux choux ronds pour la fin de l’automne et les soupes d’hiver.

Un beau panier printannier
Encore des belles asperges, qui viennent de la Ferme Chemin du Roy, près de Québec. Et aussi nos premières laitues de champ, et des épinards (qu’il vous faudra laver soigneusement), des belles pousses de tournesol, des tomates de serre de l’Abri végétal de Compton... et de la rhubarbe pour la dernière fois, à congeler pour utiliser avec les fraises dans quelques semaines, où à cuisiner comme suit...

Le sarclage
Dans les champs, on a entamé les travaux de sarclage, qui étaient bien dus! Le sarclage consiste à passer un outil avec le tracteur qui déracine les mauvaises herbes entre les rangs de légumes, et idéalement quand elles sont encore toutes petites. C’est donc une sorte de massage à la terre, qu’on refait fréquemment, et qui la garde dégagée et disponible pour la culture choisie par les maraîchers, en plus d’activer la minéralisation de l’humus et de réduire la perte en eau du sol. Indispensable en maraîchage bio d’ailleurs, du fait qu’un sarclage régulier contribue au succès des récoltes, à la santé des plants, et à la rentabilité des cultures puisque que des mauvaises herbes trop avancées doivent être désherbées à la main, ce qui prend du temps et coûte beaucoup en main-d’oeuvre... en plus d’être un travail fastidieux! On est donc bien content d’avoir entrepris le sarclage à temps et que la température nous le permette (la grosse pluie nous en aurait empêchés).

Super stagiaire !
Collaboratrice de choix, Édith profite déjà de deux années et demi d’expérience aux Jardins de Tessa (elle était avec nous il y a deux ans). Elle revient cette année, forte de deux années d’études en agriculture à St-Jean, où elle approfondit ses connaissances en horticulture et en production laitière. Elle est établie à quelques rangs de notre ferme, sur la ferme laitière de ses beaux-parents, qui est la seule ferme laitière de Frelighsburg. On lui souhaite une saison riche en apprentissages utiles pour ses propres projets agricoles!

Compote douce de rhubarbe et dattes
Servie froide avec une touche de crème ou de yogourt, cette compote fait un plat de déjeuner fabuleux. Chaude, sur de la crème glacée à la vanille, elle se transforme en dessert luxueux!

1 paquet de rhubarbe lavée
1/3 t. de dattes séchées dénoyautées et coupées en petits morceaux
3 clous de girofle
le zeste râpé et le jus d’une orange ou d’un citron au goût ( bio svp! -hautement préférable lorsqu’on consomme le zeste d’un agrume!-)

Dans un petit chaudron à fond épais, mettre les dattes avec juste assez d’eau pour les couvrir. Porter à ébullition et baisser immédiatement le feu au plus doux. Couvrir et laisser mijoter 10 minutes, en brassant de temps à autre pour éviter qu’elles ne collent. Hacher la rhubarbe en petits morceaux et ajouter aux dattes avec les clous de girofle, le zeste et le jus d’agrume. Cuire à feu doux pendant 10 minutes, ou jusqu’à ce que la rhubarbe se soit défaite. Goûter et ajuster au goût avec sirop d’érable ou miel si nécessaire. On peut aussi aromatiser la compote avec quelques cuillerées à thé d’eau de fleur d’oranger.

Appel à tous
Il y a de la place dans la vanne pour d’autres paniers pour la livraison du jeudi dans Villeray. Parlons-en à nos connaissances, qui peuvent contacter la ferme pour plus d’infos ou visiter le site: www.jardinsdetessa.com .