Petites nouvelles des Jardins de Tessa, 23 et 25 janvier 2007

Parfumés panais
Nous avons au panier de cette semaine les savoureux panais de la ferme des Vallons maraîchers de Compton. M. Jacques Blain y tient une ferme maraîchère des plus inspirantes dans ce beau petit coin de pays situé près de Sherbrooke.

Pousses de soleil
Un peu de vert, quelle joie! Pour bien conserver les pousses de tournesol, nous suggérons de les conserver dans un contenant hermétique au frigo et de ne les laver qu’avant usage. Elles seront délicieuses dans les salades et les sandwichs…

Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire au Québec : faisons entendre notre voix

Voici une occasion de manifester notre existence en tant que communauté engagée envers l’agriculture bio et locale, envers une alimentation intègre et un milieu rural vivant et sain.

À la fin de ce bulletin est reproduite l’invitation lancée par le Réseau québécois contre les OGM.
Équiterre, notre organisme de promotion et de réseautage de l’Agriculture soutenue par la communauté (et de plusieurs autres projets verts emballants, disons-le!), sera présent lors de ces consultations, auxquelles chaque citoyen-ne est également invité-e à participer.
Frédéric planifie d’y être aussi pour exposer son opinion et ses besoins en tant qu’agriculteur, et nous offre d’agir en tant que porte-parole de ses quelques 300 membres. Pour ce faire, il s’agit d’entendre votre voix sur le sujet. Faites-le par courriel si cela vous est possible, à tessasgarden@sympatico.ca, ou encore par l’entremise d’une petite lettre.

Pour plus d’info :
Site de la Commission : www.caaaq.qc.ca
Site d’Équiterre : www.equiterre.org
Le site de Greenpeace Québec offre plusieurs articles intéressants sur le sujet : www.greenpeace.org/canada/fr/campagnes/ogm/notre-travail

Betteraves pour les paresseux

Ne prenez pas la peine d’éplucher vos betteraves avant de les cuire à la marguerite!
Ce faisant, vous :
1) perdriez votre temps
2) enlèveriez plus de betterave que de peau
3) diminueriez les qualités nutritives de la betterave elle-même.

Pour des betteraves-vapeur délicieuses et faciles à cuisiner, il suffit d’en trancher le collet et les racines chevelues, qui contiennent parfois de la terre, et de les brosser à l’eau courante. On les met ensuite à cuire à la vapeur entières, en coupant celles qui sont démesurément grosses, pour que le tout soit cuit au même moment. On les laisse cuire, couvercle fermé 20 minutes ou jusqu’à la consistance désirée. Moins elles sont cuites plus elles sont vitaminées. Pour les éplucher, il suffit de frotter la peau avec les doigts (dans l’eau froide si elles sortent du chaudron!), et elle part d’elle-même ou presque. On les coupe alors comme bon nous semble pour la recette choisie.
Les restes sont délicieux servis froids avec une vinaigrette acidulée.

Potage d’hiver au panais

  • 1 lb de panais
  • 1 grosse carotte
  • 1 oignons
  • 1 patate
  • 1 rutabagas
  • ail au goût
  • gingembre au goût
  • cari ou curcuma
  • 6 tasses de bouillon
  • 1 tasse de lait de coco ou de lait
  • Faire revenir le tout dans un grand chaudron avec un peu d’huile et laisser cuire une quinzaine de mintues en brassant de temps en temps. Ajouter le bouillon, les assaisonnements et amener à ébullition. Baisser le feu et laisser mijoter jusqu’à ce que les légumes soient bien cuits.
    Passer au mélangeur, ajouter le lait de coco et rectifier les assaisonnements.

    PRONONCEZ-VOUS SUR L'AVENIR DE L'AGRICULTURE ET DE L'AGROALIMENTAIRE !!

    Savez-vous ce que vous mangez?
    Savez-vous s’il y a des OGM dans votreassiette?
    Savez-vous que vous détenez un droit fondamental à l’information alimentaire?
    Savez-vous que l’étiquetage des OGM est un moyen de s’informer?
    Savez-vous que Jean Charest a promis l’étiquetage obligatoire des OGM en 2003?
    Savez-vous qu’à l’approche des élections, il n’a toujours pas tenu sa promesse?
    Voulez-vous vivre dans un Québec respectueux de l’environnement?
    Voulez-vous vivre dans un Québec à l’agriculture écologique et sans OGM?

    Venez le dire à la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire

    Cette commission indépendante qu’a constituée le gouvernement du Québec est une belle occasion de laisser savoir ce que nous voulons vraiment. Les recommandations qui en découleront jetteront les bases des politiques publiques en agriculture pour des années et des années. Seulement, l’industrie agroalimentaire ne doit pas être seule à faire entendre sa voix. Nous aussi, citoyens et citoyennes, devons participer aux travaux historiques de cette Commission. Nul besoin d’écrire un mémoire ni de jouer aux savants pour s’exprimer.
    D’autant plus que les occasions seront nombreuses. En effet, la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire (www.caaaq.qc.ca) tiendra des audiences publiques dans toutes les régions du Québec, et ce durant quatre mois, de la mi-février à la fin du mois de mai 2007. De Gatineau à Natashquan, d’Évain à Cap-d’Espoir, la CAAAQ sera près de chez vous, comme en témoigne cette liste des villes où auront lieu des séances publiques :

    Que dire à cette Commission?

    Le Réseau québécois contre les OGM (RQcOGM) vous invite à exiger au moins deux choses essentielles :

    1) Que vous ne voulez pas d’OGM, ni dans votre alimentation ni dans votre environnement. Vous voulez un Québec sans OGM.

    Les organismes génétiquement modifiés ou OGM ne devraient pas être favorisés dans les politiques gouvernementales du Québec. La coexistence entre cultures OGM et non-OGM est tout à fait impossible. On compte déjà trop de cas, de par le monde, de contaminations génétiques en provenance de plantes OGM. Puisqu’il n’existe aucun cadre de responsabilité civile stricte en matière de contamination génétique provenant des OGM, les agriculteurs victimes de contamination ne peuvent pas se défendre convenablement. Des pays comme la Suisse, l’Allemagne, la Norvège, l’Autriche ou encore l’état du Vermont protègent légalement leurs agriculteurs de la contamination génétique. Ensemble, nous pouvons recommander « … que le gouvernement du Québec adopte une responsabilité stricte en matière de contamination génétique en provenance des OGM afin de protéger convenablement les agriculteurs qui en sont victimes ».
    De plus, Québec doit adopter des politiques pour encourager les alternatives aux plantes OGM (qu’elles soient résistantes aux herbicides ou qu’elles produisent leur propre pesticide) comme l’agriculture biologique et la diversité agricole plutôt que favoriser la monoculture. Les OGM herbicides et pesticides actuellement utilisés au Québec ne font que renforcer la dépendance des agriculteurs à l’agrochimique. L’avenir de l’agriculture et de l’alimentation repose sur des approches écologiques. Puisque l’innocuité des OGM n’a pas été prouvée d’une manière indépendante des entreprises qui les mettent sur le marché, il est essentiel pour Québec de mettre en place un système public de veille pour protéger la santé publique. Ensemble, nous pouvons recommander : « … que le gouvernement du Québec mette rapidement en place un système de veille pour prévenir les risques des OGM pour la santé, basé sur un système de traçabilité des OGM dans toute la chaîne alimentaire ».

    2) Que vous voulez savoir si les aliments vendus au Québec sont fait à partir de cultures OGM.

    L’étiquetage obligatoire des OGM est un droit fondamental. Il relève en fait du droit à l’information alimentaire reconnu par les Nations Unies à laquelle, faut-il vraiment le rappeler à nos gouvernants, le Québec et le Canada adhèrent. Vous avez le droit de dire NON. Vous avez le droit de ne pas manger d’OGM. C’est ce droit que nos gouvernements vous retirent en ne rendant pas obligatoire la nécessité de vous informer. L’étiquetage « volontaire » adopté par le gouvernement fédéral en 2004 n’a encore produit,
    puisqu’elle est volontaire, aucune étiquette « avec OGM ». Le Parti libéral du Québec et le premier ministre Jean Charest avaient promis l’étiquetage obligatoire des OGM lors de la campagne électorale de 2003, une promesse qui n’a toujours pas été remplie. La Commission, et nous aussi, devrait répéter les recommandations 18 et 19 unanimement adoptées par les membres de la Commission de l’agriculture, des pêcheries et de l’alimentation de l’Assemblée nationale le 11 juin 2004. Ensemble, nous pouvons recommander : « … que le gouvernement opte pour l’étiquetage obligatoire des aliments génétiquement modifiés. Dans le cas des produits dérivés d’OGM ou contenant de tels organismes, l’obligation s’applique à partir d’un seuil minimum, harmonisé avec celui de l’Union européenne ».