Petites nouvelles des Jardins de Tessa, 14 et 16 novembre 2006

Nous ne sommes plus que 4 à travailler comprenant Fred et moi. Le rythme de la vie à la ferme est plus lent et nous n'en sommes pas fâchés. Le travail à ce temps-ci consiste à faire un peu plus de paperasse et à préparer les légumes pour les commandes et les paniers (lavage, parage, emballage) et à terminer la construction intérieure de la nouvelle bâtisse, à faire l'entretien général des bâtiments à ranger et nettoyer tout ce dont nous n'aurons plus besoin cet hiver (caisse de récoltes, chaudières, etc.)

- Yoana

La popotte-antidote pour novembre
Certains dirons que la saison froide est encore plus dure au mois de novembre qu’en janvier, alors que la blancheur de la neige apporte sa grande lumière et que le froid sec et franc nous laisse moins la chance de jouer à la victime; quand il fait moins vingt, au moins, il faut trancher : soit tu te les gèles, soit tu te grouilles, tu t’actives!
Mais novembre qui s’avance est plus gris, plus ambivalent, et on tend à y résister, à s’y traîner de mauvaise grâce...
Rien de mieux pour éviter la stagnation que de bonnes séances de popottage, à la chaleur de la cuisine. Bien se nourrir avec les saisons permet d’équilibrer les forces, et ainsi de cultiver la circulation, la clarté et la chaleur du feu en nous, avec des aliments remplis de vitalité... comme les légumes de notre panier!
L’ail, l’oignon, le rutabaga, le céleri-rave, le topinambour... tous ces légumes-racines invitent à confectionner des soupes réchauffantes, des ragoûts, des bouillis, ou encore à les faire rôtir au four... mmmmm...

Prêt à manger, le mesclun

Cette semaine, vu la grande condensation dans la serre, nous avons dû récolter le mesclun encore un peu mouillé. Nous vous invitons à le manger le plus rapidement possible afin d’éviter sa détérioration.

Topinambours glacés au vin blanc

1 ½ c. à table d’huile d’olive
1 paquet de topinambours parés, en rondelles
1 gousse d’ail finement émincée
sel et poivre frais
2 c. à thé de romarin moulu
½ t. de vin blanc sec

Faire sauter les topinambour et l’ail dans l’huile pendant 1 ½ min. Assaisonner de sel et poivre, ajouter le romarin et le vin et poursuivre la cuisson sans couvercle à haute température jusqu’à ce que le vin soit réduit à quelques cuillers à table. Ajouter 1 c. à table d’eau, couvrir et cuire encore une minute jusqu’à ce que les rondelles soient tendres et encore croquantes à la fois. (Bien qu’elles puissent virer tourner à la purée en un instant, elles peuvent aussi bien prendre jusqu’à 10 min avant d’être cuites : il faut les garder à l’œil.) (Deborah Madison)

Rondelles de courge musquée

Une courge musquée (la Butternut), de bonne taille
4 à 6 c. à table d’huile d’olive
Poivre frais et sel au goût

Trancher le «cou» de la courge à l’endroit où il rejoint le bulbe. À l’aide d’un pèle-carotte ou d’un couteau, peler le cou dans le sens de la longueur. Mettre le bulbe de côté pour une autre recette. Trancher le cou en rondelles d’environ ¼ de pouce de large. Préchauffer le four à 200°F.

Dans une poêle large, faire chauffer 2 c. à table d’huile à feu moyen. Y mettre une couche de rondelles de courge et faire frire jusqu’à ce côté soit bruni et doré à souhait (environ 10 minutes). Retourner les rondelles pour frire l’autre côté. Déposer sur des essuie-tout et garder au chaud dans le four. Procéder de même pour le reste des rondelles, en ajoutant de l’huile lorsque c’est nécessaire. Assaisonner de sel et poivre.
Asperger d’un peu de vinaigre balsamique ou de cidre de pomme, ou servir couvert d’oignons sautés, ou encore avec votre sauce préférée.