Petites nouvelles des Jardins de Tessa, 6- 8 juin 2006

Bonjour à toutes et à tous!

C’est de bon coeur que l’on reprend la route de Montréal cette semaine, après un printemps de grands travaux. Les premiers paniers de la saison sont toujours l’occasion de faire connaissance avec les nouveaux partenaires, et de reprendre contact avec plaisir avec les habitué-e-s!
Avec le soleil qui se montre enfin le bout du nez, les champs ont fini par sécher un peu et nous avons pu entamer l’implantation avec un petit soupir de soulagement (fiou!). Environnement Canada avait beau avoir annoncé un été chaud et sec, toute cette pluie commençait à faire beaucoup d’eau! Le bassin versant de la Rivière-aux-Brochets a été bien perturbé par ce déluge, mais heureusement aucune de nos parcelles n’a été innondée. ... Manière de parler, puisque les sols saturés d’eau ont tout de même fait pourrir un champ ensemencé de pommes de terre! ... Et les premières récoltes se feront un peu attendre pour plusieurs cultures, ce qui implique de combler les paniers avec des légumes de producteurs en serre (bio!). Mais c’est tout de même bien peu de difficultés, comparé à ce que d’autres agriculteurs ont traversé au mois de mai. C’est dans de pareilles occasions qu'on se félicite de cultiver des sols bien drainés, sablonneux, et qui se réchauffent relativement vite.

C’est une nouvelle équipe de travail qui se déploie dans les grands travaux du printemps. Nous sommes heureux et encouragés de constater l’énergie et le savoir-faire nouveau qui infusent la place.

Les fleurs fraîches de la ciboulette

La ciboulette fleurie est un classique des premiers paniers. Les fleurs qu’elle contient peuvent servir à décorer votre table ou encore être nettoyées délicatement et bien séchées avant d’être glissées dans une bouteille transparente qu’on remplira jusqu’au bord de vinaigre de cidre ou de vin. Fermer et laisser macérer quelques semaines pour obtenir un vinaigre aromatique délicieux.

Les intrus de la laitue

Il y a un peu de pucerons dans les laitues de cette semaine: il s’agira simplement de les laver avec soin. Mais de toute façon, comme le dit si bien votre maraîcher Frédéric : un puceron, ça goûte rien. ... Et on pourrait ajouter que c’est tellement petit que ça n’a pour ainsi dire aucune texture... un détail insignifiant, quoi! (mais qui prouve hors de tout doute qu’on n’est pas les seuls à nous régaler de nos légumes!!!)

Tiges de rhubarbe

La rhubarbe, autre joie du printemps, peut très bien être coupée en petits morceaux et placée au congélateur pour quelques semaines, en attendant la saison des fraises qui se marient si merveilleusement bien avec elle.
La recette suivante est cependant bien invitante, et elle se congèle aussi sans problème :

Compote douce de rhubarbe et dattes
Servie froide avec une touche de crème ou de yogourt, cette compote fait un plat de déjeuner fabuleux. Chaude, sur de la crème glacée à la vanille elle se transforme en dessert luxueux!

  • 1 paquet de rhubarbe lavée
  • 1/3 t. de dattes séchées dénoyautées et coupées en
    petits morceaux
  • 3 clous de girofle
  • le zeste râpé et le jus d’une orange ou d’un citron au goût ( bio svp! -hautement préférable lorsqu’on consomme le zeste d’un agrume!-)
  • Dans un petit chaudron à fond épais, mettre les dattes avec juste assez d’eau pour les couvrir. Porter à ébullition et baisser immédiatement le feu au plus doux. Couvrir et laisser mijoter 10 minutes, en brassant de temps à autre pour éviter qu’elles ne collent. Hacher la rhubarbe en petits morceaux et ajouter aux dattes avec les clous de girofle, le zeste et le jus d’agrume. Cuire à feu doux pendant 10 minutes, ou jusqu’à ce que la rhubarbe se soit défaite. Goûter et ajuster au goût avec sirop d’érable ou miel si nécessaire. On peut aussi aromatiser la compote avec quelques cuillerées à thé d’eau de fleur d’oranger.