Petites nouvelles des Jardins de Tessa, 12 et 14 juillet 2011

Le tuteurage : une discipline olympique !
On parle de tuteurage lorsqu’il est temps de mettre un tuteur (dans notre cas une rode à ciment mais ça peut être n’importe quel bout de bois) qui sert d’armature pour soutenir une jeune plante. À la ferme nous tuteurons les tomates, les aubergines, les poivrons et les cerises de terre. Il y a plusieurs raisons pour lesquelles nous tuteurons ces plants. On tuteure pour éviter que les plants ne se couchent sur le sol, ce qui augmenterait grandement les risques de maladies. Couchées au sol, les plantes conservent un plus haut taux d’humidité car l’air circule moins bien dans le feuillage. De plus, lorsque les fruits sont prêts et que les plants ne sont pas tuteurés, les fruits aussi touchent le sol, ce qui occasionne bien souvent de la pourriture sur ces derniers et le pourcentage de perte au champ est plus élevé.
Le tuteurage est un exercice qui demande souplesse, endurance, patience, détermination et une très bonne condition physique. Lorsque nous tuteurons nous sommes souvent penchés ou accroupis, avec un sac à dos de quelques livres sur le dos qui contient la bobine de corde. Afin que le tuteurage soit efficace, nous devons maintenir une certaine tension dans notre corde tout le long de notre trajectoire qui est au minimum de 80 mètres (multiplié par le nombre de planches). Comme nous devons attendre que les plants soient secs avant de les tuteurer, cela se fait bien souvent en après-midi, lorsque la chaleur en est à son paroxysme. Isabelle, Maxime, Annie, Marley et Stanislas se sont affairés au tuteurage ces derniers jours. Merci pour leur beau travail.

Le retour des sublimes oignons blancs
Cette semaine vous retrouverez dans le panier un beau paquet d’oignons blancs. Ces magnifiques oignons sont idéals pour les sandwichs et salades (y aller généreusement) car ils sont plus doux que les oignons jaunes et se mangent plutôt cru que cuit. Les oignons sont encore petits mais comme nous avons observé un début de maladie du feuillage, nous préférons en passer une certaine quantité plus petits que de les perdre au champ. De toute façon, « il était temps que les oignons arrivent » comme le dit Yoana.

Croissance fulgurante
Avec le temps chaud et humide des derniers jours, certains légumes, comme les concombres et les courgettes poussent à vue d’œil. En ce moment c’est l’abondance dans ces cultures. Vous en aurez donc plusieurs dans votre panier les semaines à venir.

Les pommes de terre, on va les avoir !
Malgré un semis tardif (dû aux pluies abondantes printanières) les plants de pommes de terre sont superbes. Ils ont donné un coup ces dernières semaines et vous devriez retrouver de magnifiques et délicieuses petites patates grelots dans le panier d’ici deux à trois semaines.

Le fenouil, de la tête au pied
D’origine européenne, surtout autour de la Méditerranée, on mange le fenouil depuis les temps antiques. Les feuilles, les tiges et le pied de fenouil sont tous comestibles : même les graines de la plante ont une grande place dans la cuisine! C’est surtout au niveau de la digestion que le fenouil amène le plus de bienfaits. Pour soulager coliques, crampes ou troubles du sommeil, les graines de fenouil (les fruits de la plante en fait) sont souvent utilisées en tisane. Les feuilles de fenouil ont une saveur délicate et se marient très bien au poisson et peuvent remplacer l’aneth. Cuit à la vapeur ou braisé, il perd un peu de son goût anisé, mais devient doux et délicieux. Un légume qu’on gagne à découvrir.

Salade de fenouil
Cette recette marie les saveurs des herbes fraîches, le fenouil anisé et le goût du fromage. Pour une entrée, vous en aurez pour 2 à 3 personnes.

1 pied de fenouil, tranché aussi fin que possible (au couteau ou à la mandoline)
2 c. à soupe huile d’olive
1 c. à soupe jus de citron frais
1/8 c. à thé de thym frais haché
1 c. à soupe de persil plat, haché
2 c. à soupe de fromage parmesan, tranché fin ou râpé

Mélanger le tout, garnir de morceaux de feuilles et savourez!