Petites nouvelles des Jardins de Tessa, 10 et 12 août 2010

Bonjour partenaires!

Laissez-moi vous partager notre joie à l’arrivée glorieuse de la pluie des derniers jours! C’est notre terre mère qui relâche un long soupir de contentement, pour enfin pouvoir se reposer et reprendre ses couleurs et sa vivacité. C’est un soupir de soulagement aussi pour Frédéric et toute l’équipe. Pour moi, c’est un sourire d’espoir : les répercussions de mon travail réussiront peut-être à prévenir ces changements climatiques…
Cette semaine, nous vous offrons notre panier santé fruitier de la saison! En effet, dans ce panier, vous trouverez tous les fruits que nous cultivons à la ferme. C’est-à-dire, le fameux cantaloup (qu’il faut savourer rapidement), le melon d’eau (mûri à point) et les cerises de terre (qu’il vous faudra trier avant de déguster).

Les cerises de terre
Pour certains, les cerises de terre sont un pur délice tandis que pour d’autres, un fruit étrange non-identifié! Mais, réconciliez-vous, car la cerise de terre reste un fruit méconnu par une très grande majorité de québécois. Moi-même, avant de travailler aux jardins, je ne connaissais aucunement ce fruit du Québec! Les botanistes ne s’entendent pas sur l’origine de la cerise de terre. Certains disent qu’elle serait originaire de l’Amérique du Sud, d’autres de l’Europe, de la Chine ou du Japon. Chose certaine, on la retrouve sur les cinq continents. La cerise de terre est une source de fer, de niacine et de vitamine A. Elle est connue sous différents noms dont amour en cage, alkékenge, groseille du Cap et physalis. Il s’agit d’un fruit provenant d’un arbuste rampant annuel qu’il est préférable de tuteurer pour réussir à aller chercher les fruits tombant au sol un fois murs. Et croyez-le ou non, ce petit fruit délicieux exige beaucoup de labeur soit, la récolte minutieuse et longue (à quatre pattes sous les buissons), le tri rapide et l’étalement au soleil afin de les faire sécher et de donner à leur enveloppe une belle couleur dorée. Après quoi, nous pouvons vous les offrir. Bref, il s’agit de l’aliment demandant le plus d’efforts pour la quantité récoltée…

Dimanches bio d’Outremont
Les dimanches bios d’Outremont sont de retour ce dimanche 15 août et ce, jusqu’au 3 octobre. Le marché se trouve sur la rue Dollard, entre Van Horne et Lajoie. C’est un bon endroit pour faire une épicerie bio et locale, et pour compléter votre panier au besoin!

Paniers d’hiver :la priorité aux partenaires
Nous ouvrons dès cette semaine la période d’inscription réservée à nos partenaires. Le formulaire d’inscription pour les paniers d’hiver 2010-2011 ne sera disponible qu’aux points-de-chute, et les anciens partenaires (ceux de cet été et des saisons précédentes) ont la priorité pour s’inscrire jusqu’au 31 août. Après quoi, il sera possible de s’inscrire de notre site internet, et nous attribuerons les paniers d’hiver selon la règle du premier arrivé premier servi. Lire attentivement le formulaire d’inscription pour connaître les modalités de paiement.
Le panier d’hiver est une bonne façon de continuer à profiter des récoltes de notre ferme jusqu’à la fin février : pommes de terre, ail, courges d’hiver variées, choux de toutes sortes, céleri-rave, rutabagas, betteraves, topinambours, etc. ... en plus de quelques verdures d’automne cultivées dans notre serre, et de pousses de tournesols fraîchement récoltées. Le tout est livré aux 2 semaines, aux mêmes points-de-chute (sauf au Touski et il n’y a pas de livraison les mardis dans Villeray, seulement les jeudis). Comme on règle au début de la saison, il est bon de prévoir la dépense, comme le fit la fourmi, qui ne fut point dépourvue lorsque la bise fut venue.

Pâté aux betteraves
½ tasse de graines de tournesol moulues
¾ tasse de farine
1/3 tasse de levure alimentaire
2 oignons hachés
60 ml de tamari
80 ml d’huile
125 ml d’eau chaude
thym, basilic sauge, ail
4 betteraves moyennes crues râpées fin
30 ml de jus de cirton

Mélanger tous les ingrédients; la consistance doit ressembler à celle de la pâte à muffins. Pour permettre une cuisson plus rapide, distribuer le mélange dans un moule peu profond. Couvrir (facultatif, moi je ne couvre jamais).
Cuire au four à 350°F pendant une heure ou jusqu’à ce qu’un cure dent planté dans le pâté en ressorte sec. Servir chaud ou froid. Peut-être congelé.

Réf : FRAPPIER, Renée, Le guide de l’alimentation saine et naturelle, Tome 2, Éditions Maxam inc, 1990, p.315