Petites nouvelles des Jardins de Tessa, 1er et 3 décembre 2009

Patati et patata : toutes sortes de patates

Pour avoir une idée du type de patate auquel vous avez affaire, tranchez-en une avec un couteau tranchant. Si le couteau est couvert d’une substance mousseuse ou que la patate reste collée au couteau, c’est qu’elle a beaucoup d’amidon et sera légère cuite au four et croustillante à la poêle. Si au contraire le couteau reste net, elle a peu d’amidon et restera ferme bouillie à la vapeur, et fera aussi merveille dans les salades de patates, ragoûts et gratins. Si c’est dur à dire, c’est probablement une patate tout-usage. Sachez aussi d’emblée que si la patate Russet est la championne de la cuisson au four et des frites, elle échoue lamentablement en purée ou bouillie. C’est la seule qui puisse poser problème, les autres étant assez versatiles...

Tranche de vie sur le goût des lactos
Mmmmm, des carottes lacto au gingembre... en tout cas nous, on adore ça! La première fois que j’en ai fait, ma fille de 6 ans en voulait avec tous ces repas! Inutile de dire que le pot n’a pas duré très longtemps... étant donné en plus qu’on en a sacrifié deux mini-pots pour de bonnes amies de la famille...
La première amie, qui s’y connaît en marinades lacto, en a raffolé et nous en a tout de suite passé une commande. La deuxième copine, peu familière avec les trucs lacto-fermentés, a cru que c’était « passé date » et l’a tout simplement jeté avant que quelqu’un s’empoisonne! On a bien rit, même si ça nous a fait de quoi de penser à ces bonnes carottes au gingembre gaspillées!

Mais c’est vrai que c’est un goût particulier et presqu’absent des tables québécoises, le goût des légumes lactos. Ça s’apprivoise doucement. Je me souviens il y a longtemps, avoir lu là-dessus et en avoir acheté un paquet au magasin d’aliments naturels pour essayer... et de m’être dit, un peu choquée : « ouais, il faut être pas mal convaincu pour manger ça! ». ...Dire que maintenant, toute ma famille en mange à presque chaque repas, et parce qu’ils aiment ça, pas parce qu’ils sont convaincus!

Et tant mieux! Il paraît, de bonne source, que le chou, qui est déjà une excellente source de vitamine C, voit cette dernière être décuplée (ça veut dire x 10!) par la lacto-fermentation. On comprend facilement comment la choucroute crue, remplie de tout ça en plus d’enzymes, de bactéries acidophiles et de toutes sortes d’autres choses mystérieuses, se classe au top des aliments nourrissant une immunité optimale! En plus de goûter bon!
J’en fais un peu mon dada de ces lactos, et vous en glisserai une recette de temps en temps... en espérant qu’elle soit aussi bonne au goût que bénéfique à votre santé! - MC

Carottes lacto, marinées au gingembre
« Cette recette est la meilleure introduction en matière de lacto-fermentation que nous connaissions. Le goût en est délicieux, et la saveur sucrée des carottes neutralise l’acidité qui pose parfois problème aux personnes qui essaient des légumes lacto-fermentés pour la première fois. Les carottes au gingembre vont bien avec les plats riches et les viandes épicées. »

1 pot Masson de 1 L, à large ouverture
4 t. de carottes râpées, bien tassées
1 c. à table de gingembre fraîchement râpé
1 c. à table de sel de mer
4 c. à table de petit-lait ou saumure d’un autre légume lacto-fermenté (si non-disponible, remplacer par 1 c. à table additionnelle de sel)

Dans un bol, mélanger tous les ingrédients et écraser rythmiquement avec un pilon de bois jusqu’à ce que le jus sorte (quelques minutes suffisent). Mettre le tout dans le pot Masson, et presser fermement avec le pilon jusqu’à ce que le jus recouvre les carottes. Le dessus des carottes devrait être à au moins 2,5 cm sous le bord du pot. Bien serrer le couvercle et garder à la température de la pièce environ 3 jours avant de transférer au frigo.

Traduit de: Fallon, Sally, Nourishing Traditions, New Trends Publishing, Washington, 1999, p.95