Petites nouvelles des Jardins de Tessa, 18 et 20 août 2009

Chaleur d’été :mieux vaut tard que jamais
Voici l’été!
Joyeuse canicule chers amis!
Félicitons-nous de cette chaleur qui enfin se déploie, juste à temps pour soutenir le mûrissement de tout ce qui est sucré et savoureux dans nos champs : tomates, poivrons, cerises de terre, sans parler de tous les melons... Voici donc au panier les premières tomates tant attendues!
Quelle satisfaction d’avoir assez de temps sec pour que le sarclage des mauvaise herbes soit réellement efficace! Quand on sarcle, on passe avec un outil qui déracine les mauvaises herbes et les laisse en surface, dans l’allée, où elles sèchent et se dégradent ensuite... à moins qu’il ne pleuve abondamment quelques heures après! Cet été, les ondées ont été tellement fréquentes, qu’à peine déracinées, les mauvaises herbes reprenaient racines dans l’allée! ... Pas ce qu’il y a de plus efficace.

Parlons politically correct
En bio, le terme mauvaises herbes a été remis en question, et critiqué par plusieurs. Nous le reprenons sans ambages, en baptisant en toute simplicité toute plante poussant à la « mauvaise place » d’un point de vue maraîcher. Loin de désigner l’essence-même de plantes merveilleuses comme le pissenlit, le plantain ou le chou gras comme mauvaise en soi, l’expression parle plutôt de l’effet de leur présence dans une culture de carottes, par exemple.

« Vagues de chaleur » dans le brocoli
Fins observateurs, vous remarquerez sans doute que le brocoli de cette semaine est différent du dernier que vous avez eu, qui lui avait bien aimé les nuits fraîches. Cette fois-ci, c’est du brocoli d’été, à manger au début de la semaine sans quoi il jaunira. Il est tendre et délicieux à souhait, même avec ses petites « vagues de chaleur » dans la couronne, il faut simplement en profiter sans tarder, parce qu’il a eu chaud au champ et n’a pas été refroidi sur la glace après la récolte (on n’a pas cet équipement spécialisé et dispendieux.)

Une bonne recette... de compost
On vient de recevoir un chargement de paille qui vient de la ferme des oncles à Frédéric. Cette paille est un ingrédient de base pour une recette essentielle au succès de nos cultures : le compost. Il faut déjà mélanger fumiers, paille et autres débris pour confectionner le compost de l’an prochain, qu’on laissera fermenter afin qu’il soit fin prêt à nourrir et dynamiser la fertilité de nos sols l’an prochain.

Une autre fermentation (lactique celle-là) :Haricots verts marinés à l’aneth(pickled dilled beans)
Haricots verts équeutés, lavés
Quelques fleurs d’aneth ou de fenouil, ou ½ c. à thé de graines de l’un ou l’autre
Saumure :
4 t. d’eau
3 c. à table de sel
Facultatif, pour diriger la fermentation : 1 c. à table de jus de lacto ou de petit-lait
1 pot Masson très propre

Si on utilise des graines, on les met dans le pot avant de mettre les haricots. Remplir de haricots un pot Masson. Glisser les fleurs pour les coincer le long de la paroi. Laisser au moins 3 cm entre le haut des légumes et le rebord du pot.
Verser la saumure pour couvrir complètement tous les légumes. Il devrait y avoir un espace d’au moins 2,5 cm (1po) entre le dessus du liquide et le rebord du pot. Fermer hermétiquement et garder à la température de la pièce pour 2 à 3 jours (2 s’il fait très chaud, 3 s’il fait frais). Transférer au frigo et laisser le processus se poursuivre pour une dizaine de jours avant d’y goûter. Les spécialistes affirment que les arômes sont à leur meilleur après plusieurs mois au frais. Les légumes lactofermentés se conservent bien pour plusieurs mois, voire des années au frais (chambre froide, caveau ou frigo). Une fois ouvert, consommer à l’intérieur d’un mois.
Le processus est le même pour la plupart des légumes lactofermentés en morceaux. On les utilise comme des condiments, en petites quantités.