Petites nouvelles des Jardins de Tessa, 30 juin et 2 juillet 2009

Ça va bien sur la ferme. On a eu notre visite d’inspection de certification bio, passée avec brio au dire de l’inspectrice, qui a apprécié la tenue de nos champs et de nos registres de culture. C’est vrai qu’avec les années, on a beaucoup évolué et établit toutes sortes de trucs de gestions qui font de la ferme une petite création qui marche rondement!
On entre vraiment dans l’été, avec toutes les nouvelles récoltes que ça implique. Notre bonne équipe de travail s’active pour cette nouvelle étape de la saison.
Tout pousse vraiment bien et comme dit Frédéric : « les tomates ont fait un bond de 1 pied, juste la semaine passée! ».

Au panier
Au panier, il y a les toutes dernières patates rouges, de l’ancienne récolte, qui franchement se sont conservées à merveille (rappelons tout de même qu’il est bon de les mettre à profit sous peu!). Il y a aussi trois belles laitues : une frisée rouge, une frisée verte et une qu’on appelle feuille de chêne, qu’on reconnaît à ses feuilles à larges lobes. Avec les pluies abondantes et régulières et la belle chaleur humide de la dernière semaine, les laitues poussent en grand, et se retrouvent donc dans notre panier... en grand! Les petites rabioles sont de retour, sans leur feuillage cette fois-ci, question de laisser de la place pour celui des betteraves en feuilles, dont cette récolte est la première de l’année! Les fanes de betteraves, très similaires à la bette-à-carde, sont vraiment délicieuses servies étuvées, avec les betteraves elles-mêmes. Le chou-rave est prêt, lui aussi, drôle de boule qui se forme dans la tige de cette plante de la famille du chou, douce et croquante, à peler comme la rabiole et croquer crue en demi-lunes, arrosée d’un peu de citron ou de tamari... Autre crucifère enfin, un beau paquet de kale, qu’on appelle aussi chou frisé et qu’on utilise surtout bien cuit, assaisonné d’ail et ajouté au pâtes et omelettes, quoiqu’il puisse être ajouté cru en petites lanières à une salade (délicieuse recette de soupe italienne au kale dans le bulletin des 8 et 10 juillet 2008 sur notre site internet...)

Et pour couronner le tout : des fleurs d’ail entortillées, deux gros paquets, avec des trucs pour faire bon usage de ce légume gourmet...

Fleurs d’ail : délicieuse nécessité
En général, on consomme la fleur d’ail à la petite cuillère, en condiment luxueux, mais pas lorsqu’on est allié à une ferme qui produit de l’ail! C’est maintenant qu’elles abondent, et on peut les manger en légume d’accompagnement, carrément, en les faisant cuirent a la vapeur comme des asperges.
Il faut savoir que, si délicieuse soit-elle, la fleur d’ail est une nécessité, puisqu’on doit la «casser» pour faire en sorte que l’ail mette son énergie sous terre dans son bulbe, plutôt que de l’employer à fleurir pour produire des graines… au détriment de la récolte de bulbes d’ail.

La fleur d’ail comme légume : doux, croquant et sucré
Couper tout un paquet en morceaux d’un dizaine de centimètres chacun et les cuire à la vapeur. On peut les servir en vinaigrette ou en sauce blanche, ou simplement avec du beurre, comme on le ferait avec des asperges. Les fleurs d’ail sont aussi bien agréables coupées en petit morceaux et jetées dans une soupe ou un plat mijoté en fin de cuisson. Il suffit d’enlever le bout plus mince de la fleur, qui est plus fibreux, et tout le reste se mange!
Fleur d’ail et fanes de betterave ou bette-à-carde, poêlées: on coupe les fleurs d’ail en bâtonnets de 10 cm, et on les met à cuire d’abord, avec les cardes et quelques aromates dans un peu d’huile. On ajoute les feuilles de bette pour les dernières 7-10 minutes.
Essayez-les en pesto: on enlève la fleur du bout, on les blanchit, on les hache et on les passe au mélangeur avec huile d’olive, citron, sel, parmesan et noix de pin au goût...

Pour un guide écologique de consommation des poissons, ainsi qu’un documentaire sur l’état des populations de poissons dans nos océans (en anglais seulement pour l’instant):
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