Petites nouvelles des Jardins de Tessa, 2 et 4 décembre 2008

De beaux poireaux
Notre maraîcher est heureux de nous présenter un des succès de la saison : Chu ben content d’mes poireaux, ils sont beaux, fermes et dodus, avec un long fût blanc... C’est vrai que c’est une belle réussite, d’autant plus que la teigne du poireau, une épidémie à chenille, sévit depuis environ 3 ans au Québec. Grâce à un dépistage vigilant et de bonnes pratiques bio de protection des cultures, nos récoltes ont été pratiquement intouchées.

Carottes no 2 : l’esthétisme qui passe au second plan
Les carottes de cet hiver sont délicieuses, y’a pas à dire. Mais après avoir écrit mon petit mot sur leur producteur en le désignant de pro d’la carotte, j’ai reçu mon propre panier et j’ai découvert que cette année, les carottes no 2 (des carottes qui ne répondent pas aux normes esthétiques du marché, parce qu’elles sont plus courtes, plus longues, fourchues, etc), n’ont pas le même air champion que d’ordinaire. Il semble que cette année, la récolte de carottes ait été un peu moins belle qu’à l’habitude (à croire que même les pros ont des années moins performantes). Mais les carottes sont toujours aussi croquantes et sucrées. Alors apprécions-les pour leur bon goût plutôt que pour leur allure... et vive l’ASC!

Les topinambours : bien les apprêter, pour une digestion sans encombres
Tandis que certains adorent la salade de topinambours râpés crus, d’autre redoutent d’en manger à cause des difficultés digestives qu’il peut provoquer lorsqu’il n’est pas complètement cuit. Une explication possible tient au fait que le topinambour contient beaucoup d’inuline, un amidon difficile à décomposer pour la plupart des systèmes digestifs.
Pour les gens qui ont des mauvaises expériences, ça vaut donc vraiment la peine de faire l’essai du topinambour bien cuit dans l’eau bouillante, à laquelle on a ajouté un peu de jus de citron pour empêcher la chair de noircir. L’inuline est ainsi transformée en sucres simples des plus digestes, dont l’absorption graduelle sera encore facilitée par un généreux accompagnement de beurre ou de crème.

Topinambours rôtis
1 paquet de topinambours bien nettoyés, tranchés en rondelles ou entiers, au goût
1 à 2 c. à table d’huile de tournesol
Sel et poivre frais
Un peu de thym ou de romarin

Pré-chauffer le four à 400 F. Brasser les topinambours dans un bol avec l’huile de tournesol et ½ c. à thé de sel. Ajouter les herbes et faire cuire au four dans un plat à gratin peu profond de 20 à 30 minutes. Piquer les tubercules avec la pointe d’un couteau : ils devraient être tendres mais offrir encore un peu de résistance (une cuisson trop longue les fera tourner en bouillie!). Assaisonner de poivre et servir chaud, en plat d’accompagnement.

Chou rouge mijoté à l’orange
Une recette simple et savoureuse pour les jours de congé : elle demande peu de travail mais plusieurs heures pour mariner, et une heure à mijoter.

1 chou rouge de grosseur moyenne
1 petit oignon, pelé et haché
le zeste râpé de 2 oranges (bio, sinon s’abstenir!)
le jus pressé de deux oranges
1 c. à thé de sel de mer
1 gousse d’ail
1 c. à thé de miel
3 c. à thé de vinaigre de vin
4 c. à table de beurre

Râper le chou. Combiner l’oignon, le zeste et le jus d’orange, l’ail, le sel, le miel et le vinaigre. Verser sur le chou et bien mélanger. Pour le meilleur résultat possible, couvrir et laisser mariner quelques heures.
Faire fondre le beurre dans une grande poêle. Ajouter le mélange de chou et porter à ébullition. Réduire le feu et laisser mijoter tranquillement pour environ une heure, jusqu’à ce que le chou soit tendre et le liquide se soit évaporé.
Adapté de: Fallon, Sally, Nourishing Traditions, New Trends Publishing, Washington, 1999, p.377

Aide-mémoire calendrier
18 et 20 décembre: dernier panier avant la relâche des Fêtes.