Petites nouvelles des Jardins de Tessa, 19 et 21 août 2008

Les fruits: couronnement de la saison
Certaines cultures ont besoin d’une longue saison et de suffisamment de chaleur pour porter fruits. S’il est relativement simple de faire pousser des tomates et des piments au Mexique ou en Californie, au Québec, c’est une autre histoire. Et bien qu’on soit vraiment au sud du Québec à Frélighsburg, dans une des zones les plus chaudes en fait, ça s’applique à nous aussi. Tout d’abord, on choisit des variétés plus précoces pour se donner une chance. On part les bébés plants de tomates, poivrons et aubergines à la chaleur de la serre fin-mars ou début-avril, alors que les champs sont le plus souvent encore ensevelis sous la neige. Lorsque tout danger de gel est écarté, on transplante les jeunes plants dans une terre fertile, recouverte d’un paillis noir qui accumule la chaleur et garde l’humidité dans le sol. On taille tomates et aubergines régulièrement au cours de l’été afin de diriger l’énergie des plants vers la fructification. Le reste, Mère Nature s’en charge, dispensant chaleur, lumière et pluie selon son bon vouloir, à moins qu’on choisisse d’irriguer un peu les tomates...
Et puis, on récolte le fruit de notre labeur.
Il y a des tomates mûres maintenant, des melons, cantaloups et cerises de terre. Et avec le gros soleil qu’on a eu récemment, le mûrissement des fruits se poursuit. Ça sent la fin de l’été...

Petits melons et cantaloups
Il y a, dans le panier de cette semaine, soit un cantaloup, soit un petit melon asiatique qui ressemble à une courge jaune, à saveur de melon de miel. Pour les savourer bien à point, on les laisse sur le comptoir jusqu’à ce qu’ils soient parfumés et cèdent un peu à la pression du doigt. Une fois bien mûrs, on les conserve au réfrigérateur, à moins de les manger illico à la température de la pièce, ce qui est sans doute le meilleur usage à en faire.

Basilic parfumé
Le basilic de cette semaine est un peu piqué, mais tellement parfumé. Notre maraîcher bien informé nous conseille de l’utiliser, ou à tout le moins de le transformer en pesto en début de semaine. Le basilic peut se conserver quelques jours sur le comptoir, en bouquet vert odorant, les tiges dans l’eau. On change l’eau régulièrement, et comme ça, ça parfume la cuisine en même temps. Parce qu’au réfrigérateur, ça peut aller, mais dépendamment de la température du frigo, le basilic peut noircir de froid, il et très sensible au froid et à l’humidité. Alors on le lave à la dernière minute, à l’eau tempérée, pour qu’il reste le plus beau possible.

Pour faire un bon pesto, on passe les feuilles de basilic au mélangeur dans une base de jus de citron, d’ail écrasé, de sel, et de noix de pin ou de Grenoble moulues, avec assez d’huile d’olive pour obtenir une pâte assez consistante, à laquelle on peut ajouter du Parmesan râpé et des noix de pins entières au goût. Conserver dans un plat hermétique au frigo ou congeler.

Cerises de terre en vrac
Un petit délice, et à vrai dire un luxe, que les cerises de terre... Déjà longues à ramasser, les cerises de terre exigent ensuite un tri méticuleux, interminable quand on fait face à de grandes quantités... Cette tâche revient donc aux partenaires. Les cerises de terre mûres ont une belle couleur dorée et un goût sucré. Les vertes ne sont pas bonnes, ni évidemment celles qui présentent la porte d’entrée d’une bibite y ayant judicieusement établi sa demeure !

Le marché bio d’Outremont
Nous tenons kiosque au Marché bio d’Outremont à chaque dimanche jusqu’au 5 octobre, de 9 à 16 :30hres, sur la rue Dollard entre Van Horne et Lajoie. C’est un bon endroit pour faire une épicerie bio et locale, et pour compléter votre panier au besoin!

Fête de fin d’été à la ferme, dimanche le 7 septembre 2008
De 10hres à 16hres
Récolte de cerises de terre (à satiété... hi hi hi !)
Pique-nique en bonne compagnie (apportons victuailles et couvertures)
Tour guidé de la ferme
Bienvenue aux enfants, voisins, parents et amis !