Petites nouvelles des Jardins de Tessa, 9 et 11 octobre

Les derniers marchés ont eu lieu en fin de semaine. Ça sera plus facile de nous concentrer sur les travaux de fin de saison maintenant. Les engrais verts poussent bien, et on entreprend de vider les parcelles d’aubergines et de poivrons, parce qu’il va ben finir par geler! Les bonnes petites courges spaghetti du panier de cette semaine ne se conserveront pas longtemps. Aussi est-il sage de les mettre au menu dans 2 les semaines qui viennent. Et le céleri-rave, à utiliser râpé, légèrement cuit à la vapeur, arrosé de jus de citron et nappé de mayonnaise pour une rémoulade traditionnelle ou encore de moutarde et d’huile. Il peut servir comme base de potage savoureux, ou encore en purée avec les pommes de terre...

Chinoiseries à l’occidentale
Le bok choy et le napa, qui sont les deux types de chou chinois les plus connus ici, sont souvent confondus, bien qu’étant assez différents. Le bok choy est vendu en paquet d’une douzaine de feuilles et ressemble un peu en ceci à la bette-à-carde blanche, avec lui aussi une belle carde blanche, et une feuille d’un vert assez foncé.
Le chou napa, qui figure dans notre panier cette semaine, vient en « pomme de chou », et ressemble au premier abord à une grosse laitue romaine, d’un vert très pâle. Aussi appelé parfois « chou céleri », peut-être à cause de sa saveur délicate (?), il est utilisé principalement cuit ou mariné en Chine, tandis que les Occidentaux, fidèles à leurs habitudes, en ont créé allègrement des salades crues « à la chinoise ».
C’est à ce temps-ci de l’année qu’il est à son meilleur, fraîchement récolté.

Salade de chou napa « à la chinoise »!
Presqu’aussi chinoise que le pâté chinois, cette salade en vaut tout de même la peine!

1 pomme moyenne de chou napa
4 oignons verts, parties verte et blanche, tranchés
1 c. à thé de graines de céleri
¾ t. de yogourt nature
3 c. à table de vinaigre de riz
2 c. à table de tamari ou sauce soya
1 c. à table de gingembre frais râpé
1 gousse d’ail, écrasée
½ c. à thé de sel
Quelques gouttes de sauce Tabasco

Couper le chou en fines lanières en le tranchant sur la largeur avec un couteau affilé. Placer dans un grand bol. Ajouter les oignons et les graines de céleri. Brasser.
Dans un petit bol, mélanger ensemble le yogourt, le vinaigre, le tamari, le gingembre, l’ail, le sel et le Tabasco. Verser sur le chou et bien brasser. Réfrigérer au moins une demi-heure avant de servir.
Donne 4 portions.
(Traduit et adapté de Judy Gorman’s Vegetable Cookbook, MJF Books, New York, 1986, p. 215.)

ÉDITORIAL
Destin de la planète et puissance créative d’une simple fourmi

Bon, là ça commence à ressembler à l’automne! Les érables s’enflamment en couleurs, les oies sauvages passent en jappant au-dessus de nos têtes, et on doit se couvrir pour sortir le matin.
C’est ce qui se passe traditionnellement en septembre, et c’est un peu louche de remiser les sandales en octobre...
Devant le climat qui change pour de vrai, l’insignifiante fourmi minuscule se pose la question : que peut-on faire face à cette dynamique d’envergure qu’est le réchauffement planétaire? L’humble rédactrice de ce bulletin ose suggérer tout d’abord d’observer en nous. Comment se porte notre écologie intérieure? Avons-nous une conscience claire de la suite naturelle des choses découlant de nos choix de vie? Selon plusieurs, la situation planétaire est à l’image du niveau de la conscience humaine.
Devant les sentiments d’impuissance et de pessimisme, je propose la stratégie suivante : poursuivre. Poursuivre chacun-e sur nos chemins de croissance personnelle, afin d’y voir plus clair dans nos vies, de nous dégager de ce qui nous maintient dans le passé, et de nous harmoniser avec notre environnement : nos proches, le monde. Poursuivre notre démarche de discernement face à notre mode de vie, à ce dont on a besoin, et trouver ce qui nous contente réellement. Poursuivre notre apprentissage de nouvelles habitudes, notre création d’une culture nouvelle nourrissant la santé, l’équilibre, le bien-être et l’évolution globale. Poursuivre avec confiance ce travail de fourmi, fourmi par fourmi, et conclure entre fourmis des alliances fructueuses. Y croire, et nourrir en nous la vision de la guérison de cette planète et de ses habitants, la rayonner dans nos cercles et ainsi la transmettre... ...c’est peut-être la première condition pour que ça se passe. C’est pas de la pensée magique, ça me semble juste ben logique. L’ASC en est un exemple bien concret..
NB : pour d’autre stratégies terre-à-terre,, visitons entre autre le site web d’Équiterre ou celui de Greenpeace – M.-C. B

Prenez note
Dernier panier d’été la semaine prochaine, 16 et 18 octobre.